La conciliation, pour qui?

MéthodeEléments d'évaluation du critère 2.1-04

« La conciliation médicamenteuse est engagée pour les secteurs et profils de patients les plus à risque (gériatrie, oncologie, patients âgés polymédicamentés, patients sous chimiothérapies...). »

« La conciliation médicamenteuse est programmée pour les secteurs et profils de patients les plus à risque (gériatrie, oncologie, patients âgés polymédicamentés, patients sous chimiothérapies...) dans lesquels elle n'est pas déjà réalisée. »

Fondamental

Tous les patients peuvent bénéficier d'une activité de conciliation médicamenteuse. Cependant le choix de mettre en œuvre cette activité relève de chaque établissement selon ses spécificités médicales, ses ressources disponibles et les caractéristiques des patients pris en charge.

Une des stratégies pour appliquer la conciliation médicamenteuse consiste à prioriser les patients éligibles.

RappelComment prioriser les patients éligibles à la conciliation?

"Concilier moins mais bien" pour privilégier la qualité de la conciliation sur tout le parcours de soins.

Prioriser les patients pour garantir un processus de conciliation médicamenteuse complète (entrée, sortie) ainsi qu'une réduction des risques liés à une modification du traitement habituel du patient.

1-Élaborer des critères de ciblage

Les critères d'éligibilité des patients à concilier doivent faire l'objet d'un travail collectif pluri-professionnel au sein de chaque établissement.

Les critères peuvent notamment tenir compte :

  • des secteurs ou services de soins (urgences, demande de l'équipe médicale, durée de séjour supérieure à la moyenne, HAD...) ;

  • des profils de patients (personnes âgées, polymédication, situations cliniques à risque [grossesse, insuffisance rénale, insuffisance hépatique, diabète, cancers...], comorbidités associées...) ;

  • de médicaments jugés plus à risque (anticoagulants oraux/injectables, insulines, immunosuppresseurs, anticancéreux...).

Cette étape doit notamment pouvoir se baser sur l'analyse des risques (a priori et/ou a posteriori) de l'établissement.

2- Formaliser les critères de ciblage

Cette étape consiste à définir le périmètre et l'organisation de la conciliation médicamenteuse :

  • Ressources et moyens nécessaires (formations, outils, temps...),

  • Processus de conciliation (entrée ? sortie ? proactive ? rétroactive ?),

  • Suivi de l'activité (indicateurs d'activité, clinique...).

3- Mettre en œuvre la priorisation

En fonction des critères, chaque établissement priorise les patients éligibles à la conciliation à l'aide :

  • De requêtes informatiques,

  • De sollicitations de l'équipe médicale,

  • D'outils de priorisation (liste, score, grille...).

Exemple d'une grille de priorisation par services de soins :

4- Réévaluer les critères

La réévaluation est basée sur :

  • L'identification et/ou l'analyse des risques médicamenteux,

  • L'évolution des moyens et des ressources,

  • L'atteinte des objectifs initiaux...

ComplémentQuestions que les experts visiteurs peuvent poser

Pour quels services la conciliation médicamenteuse est-elle engagée ?

Pour quels types de patients ?

La conciliation médicamenteuse est-elle programmée pour d'autres secteurs ?