Conditions favorables

Pour des conditions favorables à un parcours personnalisé de qualité, sans rupture, conforme aux attentes et besoins de l'usager, il est préconisé de :

  • Associer les patients et leurs proches dans le processus de soins : reconnaître leurs rôles essentiels pour améliorer la sécurité des prises en charge

  • Développer des liens pluridisciplinaires (projets, formations et temps d'échanges pluridisciplinaires [professionnels et usagers], retours d'expérience) et valoriser le travail en équipe

  • Se connaître au sein d'un territoire et d'une CPTS[1] – identification des personnes ressources et des dispositifs existants (dont le lien ville-établissement)

  • Partager des outils de repérage, de soins, et de suivi (ICOPE[2], EGS[3],...)

  • Exploitation d'outils digitaux communs, partagés et sécurisés (Messageries Sécurisées en Santé (MSSanté), Mon Espace Santé, télémédecine...)

  • Tenir compte de l'environnement

  • S'appuyer sur la proximité

  • Savoir s'adapter et réévaluer pour éviter les ruptures de parcours

  • Développer la motivation des professionnels et des patients

  • Assurer le recours aux soins et la coordination du suivi médical en lien avec le médecin traitant

  • Connaître les différentes missions et actions des professionnels de terrain

    • Par profession : Infirmière (IDE[4]), pharmacien, masseur-kinésithérapeute, médecin généraliste, pédicure-podologue, ergothérapeute.... et d'un professionnel à l'autre.

    • Exemples : les BPM[5] réalisés par les pharmaciens ; ou la rééducation analytique et globale, musculo-articulaire des deux membres inférieurs, de la posture, de l'équilibre et de la coordination chez le sujet âgé par le masseur-kinésithérapeute...

RappelBon à savoir

Les pharmaciens d'officine, selon leur formation complémentaire, peuvent proposer des actions de prévention au risque de chute : évaluation du domicile (Maintien à Domicile), conseils et vente de dispositifs médicaux pour un maintien de l'autonomie (cannes, chaussures prescrites par podologues ou masseurs-kinésithérapeutes, loupe...) et un temps d'échange privilégié sur l'ensemble des traitements médicamenteux prescrits (entretiens thérapeutiques spécifiques sur certains médicaments [AVK, anticancéreux oraux,...] ou encore un bilan partagé de médication [globalité des traitements]).

Parlez-en avec votre/vos pharmacien(s) de CPTS[1] ou ESP[6].

Les masseur-kinésithérapeutes, pédicure-podologues, infirmières (IDE et IPA) peuvent également ORIENTER LE PATIENT pour aller réaliser un bilan partagé de médication (BPM) avec leur pharmacien ou auprès d'un pharmacien identifié au sein de la CPTS[1] ou ESP[6] qui réalise des BPM[5].

 

 

Flyer patient BPM[5] à télécharger pour remise au patient (Source : Assurance Maladie)

Information des professionnels sur les accompagnements pharmaceutiques (Assurance Maladie)

En ville, ou au domicile, les infirmiers (IDE[4]) peuvent réaliser une surveillance d'un patient à risque de iatrogénie médicamenteuse en lien avec le médecin et/ou le pharmacien : repérer les patient à risque d'événements indésirables médicamenteux, sécuriser la gestion des médicaments, et gérer les situations à risque et les alertes. Ils peuvent également accompagner les patients dans la préparation de pilulier ou encore dans la pose et dépose des bas de contention...