Choisir une aiguille de Huber adaptée
Fondamental :
Longueur : elle dépend de la corpulence du patient et de la profondeur d'implantation de la CCI
une aiguille trop longue est instable
une aiguille trop courte favorise l'extravasation
Les longueurs d'aiguille varient entre 12 mm (pour le patient maigre) et 35 mm (patient obèse).
Diamètre externe : Le choix dépend de la viscosité du perfusat et du débit souhaité
La SF2H[1] recommande d'utiliser une aiguille de Huber de 22G dans son guide « Prévention des infections associées aux chambres à cathéter implantables pour accès veineux » -2012 (Recommandation R35).
Des aiguilles de plus grand diamètre (20G = 0.9 mm ; 19G = 1.1 mm) peuvent être parfois nécessaires.
Plus le diamètre est important plus il est traumatisant pour le septum de la chambre.
Le débit obtenu avec une solution de NaCl à 0.9% varie en fonction du diamètre de l'aiguille de Huber (valeurs mesurées avec une aiguille de Huber avec prolongateur) :
22G = 9 mL/min
20G = 24 mL/min
19G = 38 mL/min
Conseil : Douleur provoquée
Lorsque la chambre vient d'être posée, le passage de l'aiguille à travers la peau peut être douloureux.
L'application de crème ou de patch à base de prilocaïne (type Emla© ou générique) au moins 1 heure avant la perfusion permet une anesthésie locale.
Remarque : Pour les soins à domicile : DM remboursable pour certaines indications
Pour le domicile, il est possible de prescrire et de se procurer des sets de soins contenant le nécessaire pour perfuser sur une CCI:
set de PERFUSION sur chambre implantable
avec aiguille de Huber sécurisée (selon fournisseur) et tout le matériel nécessaire pour réaliser l'antiseptie du site et l'injection
set de RINÇAGE de chambre implantable
Ce matériel est inscrit sur la liste des produits et prestations remboursables (LPPR).
Il est remboursable sous conditions, pour la durée prescrite de la cure de traitement et non pour la durée de mise à disposition du matériel par le fournisseur ... Ces accessoires sont pris en charge pour l'administration :
- de chimiothérapie anticancéreuse ;
- d'antibiothérapie pour maladies au long cours, chroniques ou récidivantes ;
- de traitement antiviral et antifongique des malades immunodéprimés ;
- de la nutrition parentérale ;
- de traitement de la douleur après impossibilité de la poursuite du traitement par la voie orale ;
- de traitement vasodilatateur et anti-agrégant plaquettaire pour les malades atteints d'hypertension artérielle pulmonaire primitive ;
- de médicaments destinés au traitement des maladies du sang, congénitales ou acquises, nécessitant des transfusions répétées.
